RÉCIT – La chef du gouvernement est en fait fidèle à l’histoire de l’Italie, pays fondateur de l’Union européenne, lié à l’Amérique et à l’Otan pour sa sécurité.
Quand Donald Trump a ignoré l’Europe dans ses pourparlers avec la Russie et insulté Volodymyr Zelensky – un « dictateur sans élection » -, Giorgia Meloni s’est enfermée dans un silence d’autant plus stupéfiant qu’elle avait apporté un soutien sans faille au président ukrainien depuis trois ans. La présidente du Conseil italien allait-elle retourner sa veste, au moment où, sur sa droite, Matteo Salvini, de la Ligue, proposait de donner le prix Nobel à Trump ? En fait, « elle a choisi de se taire, car elle ne partage pas l’opinion de Trump mais ne veut en aucun cas le prendre de front », analyse Emidio Diodato, professeur de relations internationales à l’université pour étrangers de Pérouse. L’entourage de Giorgia Meloni a d’ailleurs rappelé le soutien italien de l’Ukraine. « Trump parle beaucoup, attendons de voir si les actes suivront les paroles », temporise un député de Fratelli d’Italia, le parti de Meloni. « Il n’est pas dit, veut-il croire, que Trump retire son…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
