Guerre commerciale: à Detroit, les «cols bleus» de l’automobile déroutés par les droits de douane

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REPORTAGE – Dans l’emblématique capitale de l’industrie automobile, les ouvriers aimeraient croire à la réindustrialisation promise par Donald Trump. Mais ils craignent aussi de subir les répercussions négatives des droits de douane.

Le maire de Windsor, paisible localité canadienne qui fait face à l’industrieuse Detroit, désigne une tour de quarante étages à travers la fenêtre de son bureau. « Le siège de General Motors », précise-t-il, comme s’il pouvait la toucher du doigt. En dehors des heures de pointe, il faut à peine dix minutes pour régler le péage, traverser le tunnel percé sous le fleuve qui matérialise la frontière puis faire viser son passeport par les services américains de l’immigration. Chaque jour, 6000 Canadiens traversent ainsi pour travailler ou faire leurs courses dans la métropole de l’État du Michigan.

Des milliers de camions, chargés de pièces détachées produites dans les ateliers de Windsor et destinées aux chaînes d’assemblage des constructeurs automobiles basés sur l’autre rive, empruntent un pont situé plus à l’est. « Nos deux villes fonctionnent en symbiose », résume Drew Dilkens, qui a étudié à Detroit et y retourne régulièrement pour dîner dans son restaurant favori. « Mais aujourd’hui

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