RÉCIT – Un temps occultée par la guerre, la fracture entre Israéliens ressurgit. Elle est alimentée par un nouveau bras de fer entre le gouvernement et les juges.
La journée de mardi offre un bon aperçu de la crise traversée par la démocratie israélienne. Une crise marquée par la polarisation extrême de la société : alors que les uns dénoncent le « gouvernement des juges », les autres s’alarment d’une dérive autocratique du pouvoir. Initiée par le premier ministre, Benyamin Netanyahou, la procédure d’éviction de Ronen Bar, le chef du Shin Beth, les services de renseignements intérieurs israéliens, est devenue le nœud autour duquel s’articulent ces tensions. Le limogeage de Ronen Bar avait été annoncé par Netanyahou le 21 mars. La Cour suprême israélienne avait alors été saisie de cinq recours : elle s’est réunie mardi pour les étudier. Mais l’audience s’est déroulée dans un climat de tension extrême, à tel point que les juges ont dû l’interrompre.
L’opposition interprète la décision de Benyamin Netanyahou comme une nouvelle atteinte à l’État de droit. Le premier ministre la justifie car il estime que la confiance entre les deux hommes…
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