ENTRETIEN – Le président réformateur Pezechkian s’apprête à promulguer une loi très sévère intitulée «hijab et chasteté». Le chercheur estime qu’elle est le symptôme d’un régime qui a perdu toute légitimité.
Depuis la Révolution islamique de 1979, les femmes en Iran ont l’obligation de dissimuler leurs cheveux dans les lieux publics. Mais elles sont de plus en plus nombreuses à apparaître sans voile dans la rue, particulièrement depuis le mouvement de contestation déclenché par la mort en détention en septembre 2022 de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, arrêtée pour infraction au strict code vestimentaire en vigueur dans le pays. Deux ans après, une nouvelle loi approuvée au parlement iranien prévoit un durcissement de l’obligation du port du voile. Le texte doit obtenir le 13 décembre la signature du président iranien pour entrer formellement en vigueur.
Farid Vahid est co-directeur de l’Observatoire du Nord et du Moyen-Orient et de la Fondation Jean Jaurès.
FIGARO.- Que contient concrètement la nouvelle loi adoptée par le parlement iranien ?
Farid VAHID.- La loi vise «à soutenir la famille» et à promouvoir «la culture du Hijab». Concrètement, elle prévoit des amendes – pouvant…
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