DÉCRYPTAGE – Ottawa a pris conscience de sa vulnérabilité alors que l’Amérique de Trump n’est plus un allié sûr.
Jamais un premier ministre canadien ne s’était rendu à Iqaluit, capitale du Nunavut et symbole de l’ancrage polaire du Canada, seulement quatre jours après sa prise de fonctions. C’est ce qu’a fait Mark Carney, à son retour d’une visite éclair à Paris et à Londres pour défendre la souveraineté d’Ottawa sur le Grand Nord. La Chine et surtout la Russie ont testé de nombreuses fois par le passé l’espace aérien et maritime d’Ottawa au nord du 60e parallèle. Le chef du gouvernement a annoncé un « partenariat avec l’Australie en vue d’élaborer un système canadien de radar transhorizon dans l’Arctique pour assurer une couverture radar d’alerte lointaine et un suivi des menaces ».
Les moyens des forces armées canadiennes (FAC) dans le Grand Nord se limitent au quartier général de la Force opérationnelle interarmées Nord à Yellowknife, dans les territoires du Nord-Ouest, composée d’environ 200 militaires. Il faut y ajouter les 5000 rangers inuits, qui ne font pas partie des FAC, mais, qui par…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
