Les Nations unies viennent de menacer le pays, qui ne fait rien pour retrouver les 126.000 personnes assassinées par les mafias.
Araceli Salcedo s’active, distribuant une portion d’œufs brouillés à chaque participant. À l’ombre d’une allée de palmiers, on avale son petit-déjeuner avant que ne débute une longue journée de fouilles. Dans ce ranch situé en banlieue d’Orizaba, charmante ville lovée au pied du volcan le plus haut du Mexique, policiers, anthropologue, criminologue, médecin légiste, et une vingtaine de parents sont venus chercher des réponses. Un mois plus tôt, le collectif Pères et mères de disparus Orizaba-Cordoba a découvert dans ce terrain les traces d’une fosse clandestine. Le Veracruz, long État côtier situé dans l’est du pays, compterait plus de 300 cimetières de ce type, dans lesquels les groupes criminels enterrent leurs victimes démembrées et parfois calcinées.
Le Mexique serait parsemé de plus de 5000 fosses. Quelque 2800 ont été identifiées lors du précédent mandat présidentiel d’Andrés Manuel Lopez Obrador, la plupart du temps par ces collectifs munis d’outils rudimentaires. Impossible de s’approcher…
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