RÉCIT – Bien qu’extrêmement divisée, une grande partie de la diaspora iranienne espère, dans le silence et la stupeur, un changement de régime, et pour certains, un retour du Shah.
Quand les premières images de Téhéran, sous les bombes, sont apparues sur les réseaux sociaux vendredi dernier, Javid Taghizadeh n’y a pas cru. «J’étais persuadé que c’était un mensonge avec des images fabriquées par une IA». Puis, la réalité, terrible, s’impose. Depuis, cet Iranien de 39 ans, qui n’est plus retourné dans son pays depuis 10 ans, ne dort plus.
Ce week-end, quelques nouvelles lui parvenaient encore de sa famille et de ses amis, coincés dans la capitale iranienne ciblée par le déluge de feu israélien. «Il fait très chaud là-bas, ils manquaient d’eau et les magasins sont fermés», dit-il. Mais depuis le début de la semaine, les messages se font de plus en plus rares. «C’était déjà un cauchemar, avant pour accéder à Internet…».
Face à la guerre, Javid éprouve des sentiments contrastés, voire contradictoires. La stupeur et la douleur d’abord, de voir le pays natal frappé sur son sol par une puissance étrangère. Et la crainte du dénouement de cette guerre surtout. «Il y a eu l’Afghanistan…
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