En Syrie, la société civile et les cheikhs locaux se substituent aux tribunaux pour éviter un nouveau cycle de violences

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RÉCIT – Dans un pays brisé par la dictature et la guerre, l’absence de processus de justice transitionnelle nourrit l’instinct de vengeance et les tensions interconfessionnelles.

Queue-de-cheval et t-shirt noir, Jad Hamada n’a qu’un mot à la bouche, « la paix sociale». Il y a dans l’intonation du jeune activiste de 23 ans la maturité d’au moins 23 vies. Attablé au Terez, café bohème de Jaramana, dans la banlieue de Damas, il enchaîne les rencontres et discussions pour tenter d’apaiser les tensions interconfessionnelles. La semaine passée, ce quartier à majorité druze a été le théâtre d’affrontements meurtriers, deux mois après les massacres anti-alaouites perpétrés par des groupes armés sunnites sur la côte syrienne. «Le cycle de revanche était malheureusement inévitable après 54 ans de dictature du clan Assad (ndlr : issu de la minorité alaouite), toujours prêt à diviser les communautés pour mieux régner », grimace le jeune homme, de confession sunnite.

Il veut croire en la bonne volonté d’Ahmed al-Charaa : après la chute de l’ancien régime, le 8 décembre dernier, l’ex-djihadiste et nouvel homme fort de Damas a appelé à la dissolution des factions…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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