DÉCRYPTAGE – La mobilisation anticorruption contre les autorités ne faiblit pas depuis l’effondrement, à l’automne, de l’auvent de la gare de Novi Sad, qui avait fait quinze victimes.
« Il existe une aile de “loyalistes” au sein du Parti progressiste serbe, composée des 17.000 membres les plus fidèles. Ils se réunissent à l’église, jurent sur le sang. Mon frère et un autre membre de ma famille en sont membres », révélait Aleksandar Vucic, fondateur du parti et président du pays, le 31 décembre au soir, lors d’un entretien à une chaîne de télévision qui lui est acquise.
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Le régime autocrate de Belgrade serait-il aux abois au point de menacer d’user d’une garde prétorienne contre la vague de colère qui ne cesse de monter ? Plus de deux mois après l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait quinze victimes, le mouvement de protestation mené par les étudiants qui demandent aux autorités d’assumer leurs responsabilités ne s’essouffle pas. Les blocages de la circulation sont quotidiens. À 11 h 52, pendant quinze minutes, la foule se fige dans le silence en hommage aux victimes. Au moment où le président Vucic…
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