En Roumanie, la piteuse fin de règne de Klaus Iohannis

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DÉCRYPTAGE – Le président sortant, dont le mandat a été prolongé après l’annulation du scrutin qui devait désigner son successeur, est jugé responsable de la crise politique.

Une inscription à la peinture bleue est apparue dimanche sur le mur d’enceinte du palais présidentiel roumain. « Traître, va-t-en ! », proclame-t-elle à l’adresse du chef de l’État, Klaus Iohannis, que beaucoup jugent responsable de la crise politique en cours. Le 6 décembre, la justice a invoqué des soupçons d’ingérence russe pour annuler in extremis le second tour de l’élection présidentielle, au risque de précipiter le pays dans l’inconnu. 

L’organisation d’un nouveau scrutin ayant été renvoyée à plus tard, le président sortant reste en fonction et vient de reconduire le chef de file du Parti social-démocrate, Marcel Ciolacu, à la tête du gouvernement. « La Roumanie est dirigée par un président illégitime qui a prolongé son mandat indéfiniment et de son propre chef, comme les dictateurs africains

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