En Pologne, deux visions de l’avenir incarnées par deux présidentiables que tout oppose

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RÉCIT – Le scrutin de dimanche s’annonce serré entre le maire pro-européen de Varsovie, Rafal Trzaskowski, un libéral passé par Oxford, et le nationaliste conservateur pro-Trump Karol Nawrocki, opposé à Bruxelles, un docteur en histoire au passé assez trouble.

« L’élection va se jouer sur le fil du rasoir », répètent à l’envi les deux camps pour galvaniser leur électorat, dans un climat de tension extrême. À l’aube du second tour de l’élection présidentielle, convoqué ce dimanche 1er juin, la Pologne se trouve confrontée à un choix civilisationnel, le même qui structure sa vie politique depuis deux décennies : choisir le pro-européen Rafal Trzaskowski, figure du parti libéral du premier ministre Donald Tusk, ou opter pour le candidat souverainiste Karol Nawrocki, soutenu par le parti nationaliste conservateur Droit et Justice (PiS). Dans une société où chaque camp s’informe via ses propres canaux médiatiques, cette campagne brutale confirme que le duopole, alimenté par une polarisation exacerbée, n’est pas prêt à disparaître. À cela s’ajoute le profil des prétendants, qui incarnent comme rarement deux Pologne irréconciliables.

« Karol Nawrocki est un homme dont la proximité avec les gangsters ne fait aucun doute », accuse avec verve…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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