DÉCRYPTAGE – Une fois de plus, le quorum n’a pas été atteint, seulement 30 % des Italiens ayant voté à la consultation organisée les 8 et 9 juin. De quoi remettre en cause le recours à la pratique référendaire ?
Au moment où Emmanuel Macron réfléchit à recourir au référendum sur des questions de société, l’exemple italien montre que l’exercice est délicat, volontiers détourné, et qu’il ne contribue pas à relancer la pratique démocratique. L’Italie offre un cas édifiant, ce pays étant celui qui, depuis soixante-quinze ans, a eu le plus recours à des référendums en Europe, avec 77 consultations, contre 10 en France, 3 en Allemagne et 5 en Espagne, selon le décompte du bureau d’études des campagnes électorales Youtrend. Ces référendums visaient le plus souvent à abroger un article de loi voté par le Parlement.
Les 8 et 9 juin, les Italiens ont été appelés à se prononcer sur cinq questions, dont quatre sur le droit du travail, posées à la demande de la CGIL, l’équivalent de la CGT. Elles visaient à revenir sur la libéralisation du licenciement et de l’embauche en CDD adoptée par une loi de 2016 du gouvernement Renzi et à étendre la responsabilité au donneur d’ordre en cas d’accident du travail. La cinquième…
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