DÉCRYPTAGE – Alors que plusieurs pays ont sanctionné deux de ses ministres, son gouvernement pourrait éclater sur la question de la conscription des juifs ultraorthodoxes.
Menacé de voir son gouvernement chuter sur la question de la conscription des juifs ultraorthodoxes, Benyamin Netanyahou est aussi confronté à une vague de critiques à l’étranger sur sa conduite de la guerre meurtrière à Gaza.
Ce mercredi soir, le Parlement pouvait voter une dissolution de la Knesset, qui conduirait à des élections législatives anticipées, plus d’un an avant terme. La coalition gouvernementale, l’une des plus à droite dans l’histoire d’Israël, menaçait de se fracturer si les partis ultraorthodoxes n’obtenaient pas gain de cause sur leurs revendications de conserver leur exemption du service militaire, une concession datant de la création d’Israël, mais de plus en plus mal acceptée alors que le pays est en guerre contre le Hamas depuis vingt mois.
Déposée par l’opposition, la proposition de loi pouvait réunir une majorité, forte de l’appui des 18 élus du parti Shas et du Judaïsme unifié, sur les 120 que compte la Knesset. Mais le très habile Benyamin Netanyahou n’a pas dit…
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