Sur RTL vendredi matin, Stéphane Ganzer, le chef de la sécurité du canton du Valais, s’est dit « surpris » par le chiffre de 47 morts avancé hier par l’ambassadeur italien en Suisse, et que vous évoquez dans votre question. « Ce n’est pas les mêmes chiffres que nous avons, nous. C’est souvent le cas dans les premières heures qui suivent des événements comme ça », a-t-il précisé.
Si les différents représentants des autorités suisses ont semblé, lors des deux conférences de presse d’hier, à la fois choqués, émus et très prudents dans leur prise de parole, ils n’ont pas donné l’impression d’avoir été dépassés par la gestion de l’incendie.
Comme l’a rappelé le commandant de police du canton du Valais, Frédéric Gisler, l’envoi de secours a été rapide et massif après la première alerte – l’ensemble des 115 blessés avaient été pris en charge quatre heures environ après le début de l’incendie. La piste d’un attentat a très rapidement été écartée. Le système de santé du canton, malgré une « extrême tension » de ses capacités, selon un responsable du gouvernement local, a tenu. Par ailleurs, le transfert vers l’étranger de grands brûlés, qui ne pouvaient pas tous être pris en charge en Suisse du fait de la spécificité de leurs blessures, a été également rapide.
L’enjeu politique des suites de ce drame semble déjà se déplacer de la réaction des autorités vers ce qui a pu faire défaut en termes de prévention. « Nous devons tout mettre en œuvre pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas », a d’ailleurs d’emblée commenté le président de la confédération, Guy Parmelin, jeudi.
Dans ce contexte, la communication d’une « quarantaine » de morts semble volontaire. Du fait de l’extrême complexité à identifier les dépouilles des victimes dans le sous-sol du bar, il est possible que les autorités préfèrent ne pas s’engager sur un nombre de morts qui pourraient avoir à évoluer rapidement ensuite. Nous verrons si une nouvelle communication a lieu dans la journée sur ce sujet.
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