RÉCIT – Assiégé, le président conservateur affronte un vote de destitution ce samedi, plongeant le pays dans la crise
Correspondant à Séoul
Yoon Suk Yeol persiste et signe. Assiégé par les enquêteurs, le président de la Corée du Sud a affiché sa crâne détermination, «à lutter jusqu’au bout», le 12 décembre, défiant les appels à sa démission, aiguisant la crise politique qui paralyse la quatrième économie d’Asie depuis dix jours. Lors d’une allocution télévisée surprise, le dirigeant conservateur a justifié sa décision avortée d’imposer la loi martiale, le 3 décembre afin de prévenir «l’effondrement» de la démocratie, et la mise en place d’une «dictature parlementaire». Et nié les accusations de «haute trahison» lancées par le procureur de Séoul, alors que la police a déboulé au palais présidentiel, et que son ex-ministre de la défense Kim Yong-hyun a tenté de suicider en détention. Une fuite en avant, augmentant les chances d’un vote de destitution du président, prévu ce samedi.
Costume sombre, regard défiant, le bulldozer populiste a jugé comme «un acte normal de gouvernance» la promulgation de cette…
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