ANALYSE – Les représentants de 30 pays alliés se sont réunis à Paris pour proposer des garanties de sécurité pour Kiev, tout en veillant à ne pas altérer leurs relations avec Washington.
Ce que Vladimir Poutine, avec ses attaques contre l’Ukraine, n’avait pas réussi à faire, Donald Trump, avec son désengagement de l’Europe, le provoque. Après des décennies de désarmement, puis des années de complaisance et de prudence vis-à-vis du Kremlin, l’Europe a entamé son réveil stratégique. Pour la troisième fois, et la deuxième fois à Paris, un sommet de la « coalition des volontaires » s’est réuni pour « finaliser » les garanties de sécurité à apporter à l’Ukraine en cas d’accord de paix ou de cessez-le-feu, avec la Russie.
Les représentants de 30 pays alliés, dont le premier ministre britannique, le chancelier allemand et la chef du gouvernement italien, ont réaffirmé leur soutien à Volodymyr Zelensky. Parmi les principales annonces, la création de « forces de réassurance » de plusieurs pays européens en cas de paix. Basées dans des « endroits stratégiques », elles n’auront « pas vocation à être des forces de maintien de la paix » ni à « se substituer aux armées…
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