DÉCRYPTAGE – L’élection du président Joseph Aoun et la désignation du premier ministre Nawaf Salam laissent espérer un déblocage des institutions.
« Je suis très heureux de revenir, je me souviens comme si c’était hier [de ma dernière visite en 2020, ndlr] .» Vendredi, Emmanuel Macron est de nouveau allé à la rencontre des Libanais. Pendant plus de deux heures, il s’est adonné à une déambulation dans le quartier de Gemmayzé, à Beyrouth. Le 6 août 2020, quarante-huit heures après l’explosion meurtrière dans le port de la capitale qui avait tué plus de 200 personnes, le président français avait été le premier dirigeant étranger – avant même les responsables libanais – à venir physiquement témoigner, dans ce quartier, de sa solidarité avec une population meurtrie par le drame. « Il était le sauveur à l’époque », se rappelle Elie un habitant de Gemmayzé.
Quatre ans plus tard, la ferveur populaire est moindre. Mais au fur et à mesure que le chef de l’État avance, des grappes de Libanais viennent lui serrer la main, le féliciter ou réclamer un selfie. La main sur le cœur, il distribue des « 
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