DÉCRYPTAGE – Chaque président de la Ve République a défendu une dimension européenne de la dissuasion nucléaire à sa façon. Il n’a jamais été question de «partager» l’arme ultime, mais de considérer les «intérêts vitaux» de la France.
La France «ne doit pas partager» sa dissuasion nucléaire, selon Marine Le Pen. Le faire serait un acte de «haute trahison», d’après Éric Zemmour. Pour Jean-Luc Mélenchon, nous devons «faire obstacle» à l’Europe de la défense. Vendredi 28 février, le président Emmanuel Macron a mis le feu aux poudres en se disant prêt à «ouvrir la discussion» sur une dissuasion nucléaire européenne, certains de ses opposants politiques lui reprochant de brader la souveraineté de la France. Pourtant, il n’a jamais été question de «partager» la décision d’utiliser l’arme ultime. «Notre dissuasion nucléaire est française et elle le restera : de la conception et la production de nos armes jusqu’à leur mise en œuvre sur décision du président de la République», a clarifié samedi le ministre des Armées Sébastien Lecornu.
«Mais oui, nous devons répondre aux questions de nos partenaires européens sur ce qu’est notre dissuasion, sur ce qu’elle peut signifier pour eux et ce qu’elle restera», a-t-il ajouté. La France…
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