ENTRETIEN – Donald Trump a présenté les contours d’un ambitieux plan pour protéger les États-Unis contre une attaque sur son sol. Il vise d’abord la Chine, avant la Russie, explique le chercheur Étienne Marcuz, qui le juge «irréaliste».
Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Étienne Marcuz est spécialiste des questions de dissuasion nucléaire et de défense antimissile.
LE FIGARO.- Donald Trump a choisi d’appeler le futur bouclier antimissiles américain le «Dôme d’or », en référence au «Dôme de fer» israélien. Mais les États-Unis sont plus de 400 fois plus vastes qu’Israël, et les adversaires de Washington se trouvent aussi à des distances intercontinentales. Que pensez-vous de cette appellation ?
Étienne MARCUZ. – C’est une expression un peu malheureuse car, en Israël, le «dôme de fer» est seulement le nom du système qui protège contre les roquettes à courte portée du Hamas et du Hezbollah, par exemple les «Quassam» tirées depuis la bande de Gaza. C’est la partie la plus simple du bouclier israélien. Il faut juste que le temps de réaction soit très rapide. Ce n’est pas du tout la même chose que ce que projette Donald Trump. Après, les Israéliens ont aussi de vrais intercepteurs antimissiles…
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