RÉCIT – Entouré d’une équipe de fervents anti-castristes, le président élu pourrait réinstaurer la panoplie de sanctions qu’il avait mises en place lors de son premier mandat. Ce qui pourrait être fatal pour La Havane où flotte une ambiance de fin de règne.
« L’élection d’El Loco » (« le fou » – Donald Trump) est une bien mauvaise nouvelle pour nous. Nous aurons encore moins à manger », dit Flavia, une Havanaise. Contrebassiste dans les bars les plus touristiques de la capitale, Roberto confie : « Les paquebots chargés d’Américains venaient à La Havane jusqu’en 2019. Trump les a alors interdits. C’étaient les seuls voyageurs qui nous laissaient de généreux pourboires, de parfois cinq dollars. Je gagne à peine le double aujourd’hui en une journée. Les touristes les plus radins sont les Espagnols, suivis des Français. » Roberto tape avec la paume de sa main sur son coude, symbole de la radinerie à Cuba, puis il tempère : « Je ne me plains pas, car je suis parmi les musiciens qui gagnent le plus dans la capitale. »
Lors de son premier mandat, le président républicain a pris 246 sanctions contre Cuba. Avec une limitation des échanges, des « Remesas » (envois d’argent…
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