RÉCIT – Le camp conservateur a déjoué un vote de destitution du président et cherche un plan de sortie crise.
«Nous reviendrons manifester, encore et toujours, jusqu’à ce qu’il soit dehors !» Emmitouflée dans son anorak, madame Kang (nom modifié), fait crânement face à la bise glacée soufflant sur Yeoido, et les vents mauvais venus de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale toute proche. Avec sa fille et son mari, cette quinquagénaire est venu ce samedi soir à Séoul, devant l’imposant bâtiment à colonnades pour presser les parlementaires à l’heure du vote fatidique de destitution contre le président Yoon Suk Yeol, ce 7 décembre. Comme des centaines de milliers de Sud-Coréens, brandissant des pancartes appelant à «Arrêter le traître Yoon, maintenant!».
La foule compacte, armée de lanternes scintillantes est repartie déçue, mais plus déterminée que jamais après l’échec de la motion proposée par l’opposition pour sanctionner la promulgation éclair de la loi de sécurité nationale par le dirigeant conservateur, le 3 décembre, repoussée in extremis quelques heures plus tard. «Nous n’avons…
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