Contestation de plusieurs mois, soupçons de corruption… Le premier ministre serbe chassé par la rue

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Face aux blocages et à la solidarité des mouvements de contestations depuis près de trois mois, Milos Vucevic a annoncé son départ ce mardi.

« Nous sommes au bord d’un affrontement. Il est vital que les tensions baissent et que le dialogue se mette en place », a déclaré mardi Milos Vucevic, le premier ministre serbe et homme clé du président Vucic, pour expliquer sa démission, et celle, dans la foulée, de Milan Djuric, le maire de Novi Sad.

Ces annonces interviennent au lendemain du blocage pendant 24 heures d’Autokomanda, l’un des principaux échangeurs routiers de Belgrade, par des dizaines de milliers de personnes, et après trois mois de manifestations massives déclenchées par l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre dernier, qui a fait quinze victimes. Porté par les étudiants qui bloquent près de soixante facultés, le mouvement est soutenu par une grande partie de la population, qui fait preuve d’une solidarité sans faille. L’opposition est partie prenante, mais reste en arrière-plan à la demande des étudiants, qui, eux non plus, n’ont pas de leader. Une situation inédite et déconcertante pour…

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