ANALYSE – Durant l’exercice Diodore, en mars, l’armée de terre a testé les capacités du nouveau «commandement pour les actions dans la profondeur» et cherché à améliorer la coordination des moyens de détection et d’artillerie longue portée.
Deux opérateurs s’affairent autour de la rampe de lancement du drone SMDR. Ce drone de reconnaissance peut voler plus de deux heures à une vitesse comprise entre 70 et 90 km/h. Son successeur, le DT46, disposera d’une allonge 150 km, de meilleurs capteurs et d’une connexion plus rapide avec le poste de commandement. Le pilote est installé dans un véhicule qui ne tardera pas à se mettre en route, une fois le drone en l’air. Sur son écran, on voit la zone de recherche assignée à l’appareil. Celui-ci vrombit, s’envole, le bruit du moteur se dissipe dans le ciel. Les soldats se sont installés sur une colline quelque part près de Saint-Rémy-aux-Bois, en Meurthe-et-Moselle, à plus de 200 de kilomètres de Suippes, où est installée la « strike cell », la cellule où l’état-major de l’exercice Diodore commande les opérations comme sur un vaste échiquier.
La ligne de contact, au-delà de la Moselle, n’est qu’à quelques kilomètres. Dans l’exercice, joué en mars par le nouveau « commandement pour…
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