Les récents affrontements dans cette région productrice de coca ont fait 80 morts, plusieurs dizaines de blessés et 38.600 déplacés.
Les souvenirs les plus sombres du conflit armé colombien ressurgissent au Catatumbo, une région qui n’a jamais réussi à se libérer de la violence. Après l’attaque brutale, il y a une dizaine de jours, de la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN) contre un groupe armé rival composé de dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), 9000 militaires ont été déployés afin de rétablir l’ordre tandis que « l’état d’agitation interne » était promulgué dans les 10 localités concernées.
Cette mesure d’exception, annoncée vendredi dernier, n’avait pas été appliquée depuis 2008. « Il y a un risque de grande confrontation, à un niveau que nous n’avions pas connu depuis des années, afin de récupérer ce territoire. Mais il faut une feuille de route claire, un pacte territorial de transformation du Catatumbo », observe Manuel Alejandro Rayran, professeur à l’Université Externado.
Nous sommes certains qu’il s’agit de la pire crise humanitaire que le Catatumbo ait jamais connue
Iris Martin Ortiz, représentante nationale du bureau du Défenseur du peuple
Plus de 38.600 personnes ont grossi, en quelques jours…
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