REPORTAGE – La chute du régime a révélé l’ampleur de la production de cette drogue de synthèse, dont le dictateur abreuvait le Moyen-Orient.
Sur la gauche, trois machines en acier sont alignées contre le mur. Plus loin, des centaines de sacs blancs portant l’inscription « lactose » et des bidons de 800 kg de « caféine » sont méticuleusement empilés sur des palettes en bois. Des substances chimiques qui permettaient au régime de Bachar el-Assad de produire entre ces murs du Captagon, une drogue de synthèse bon marché particulièrement répandue au Moyen-Orient depuis le début de la guerre civile en Syrie. Ce laboratoire a été trouvé trois jours après l’arrivée des rebelles à Damas, et est désormais sous leur contrôle. Il est l’un des nombreux lieux similaires découverts depuis la chute du régime.
La villa, construite en pierres ocre et entourée de champs d’oliviers, se compose de trois pièces. « Elle appartenait à un homme d’affaires syrien, mais elle a été confisquée puis utilisée par Maher el-Assad », explique l’un des rebelles de HTC présents sur place. Maher el-Assad…
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