ANALYSE – Contrairement à la coalition d’Olaf Scholz qui ambitionnait de relever le défi climatique, le contrat du nouveau chancelier a été sobrement baptisé du sceau de la « responsabilité ».
Après une crise politique, la dissolution du gouvernement Scholz, la convocation de législatives anticipées et la négociation rapide mais douloureuse d’un contrat de coalition, l’Allemagne va enfin se doter, mardi 6 mai, d’un nouveau chancelier. Président du parti conservateur CDU, Friedrich Merz sera élu par le Bundestag dixième chancelier de l’histoire de la République fédérale, elle-même née de la libération du 8 mai 1945 dont le monde célébrera cette année le 80e anniversaire. Ce vote est le fruit du parlementarisme, en vigueur dans le pays depuis 75 ans, à la fois source de fierté et d’inquiétude nouvelle, depuis la montée en puissance de l’extrême droite, devenue principale force d’opposition.
Dans la lignée de la décennie Merkel, les adversaires d’hier, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates, se sont alliés pour la cinquième fois de l’histoire pour rédiger en seulement un mois un contrat de gouvernement de 146 pages. Puis chacun des deux partis a présenté séparément ses ministres…
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