ANALYSE – Comptant sur le soutien des alliés ultraorthodoxes du premier ministre, l’opposition a tenté de dissoudre le Parlement.
Les manœuvres ont duré jusqu’au petit matin, mais Benyamin Netanyahou a sauvé sa coalition. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la loi portant sur la dissolution de la 25e Knesset a été rejetée à une majorité de 61 voix, sur les 120 que compte le Parlement israélien. Elle avait été présentée par tous les partis d’opposition, qui espéraient la faire passer grâce au soutien des partis ultraorthodoxes : une sorte de mariage de la carpe et du lapin dans lequel chacun jouait sa propre partition.
L’opposition espérait franchir le premier pas vers la chute de l’inoxydable Netanyahou, ses alliés ultraorthodoxes abattaient l’ultime carte du chantage pour faire bouger les lignes sur l’épineuse question de l’exemption de service militaire des jeunes « étudiants en école religieuse ».
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