RÉCIT – Le parti d’extrême droite surfe notamment sur le mécontentement provoqué par l’afflux de réfugiés dans les communes de l’ancienne République fédérale.
Un samedi matin sur la place centrale de Neutraubling, c’est à celui des deux groupes, séparés par des barrières et une haie de policiers, qui sera le plus bruyant. À droite, entre deux discours, l’AfD pousse à fond la sono avec de la pop allemande. À gauche, les manifestants d’une alliance citoyenne antiraciste s’époumonent en sifflant.
À vingt mètres de distance, les militants se toisent et se narguent, mais dans ce coin de Bavière, c’est l’extrême droite qui se sent conquérante. « Nous sommes l’avenir de l’Allemagne », lance Dieter Arnold, député du Parlement régional, tandis que dans deux semaines, le 23 février, Benjamin Nolte, élu bavarois au Bundestag promet « un miracle bleu » de la couleur du parti. Déjà, en juin 2024, lors des élections européennes, l’AfD fut la seule formation à améliorer ses scores, recueillant 17 % des voix (+ 7 points). Un score autrefois impensable à l’ouest de l’Allemagne.
Les politiques impuissants
Les discours ne sont pas très structurés et argumentés mais le message, percutant…
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