RÉCIT – Dans les régions du nord, les populations chrétiennes sont tourmentées dans l’exercice de leur foi. Si les groupes djihadistes constituent la menace la plus flagrante, «la persécution n’est pas forcément visible» met en garde Mgr Matthew Kuka, évêque nigérian.
Le 5 mars, dernier, le père Sylvester Okechukwu , prêtre du diocèse de Yola, au nord-est du Nigeria, est retrouvé mort, assassiné le lendemain de sa disparition. Dans ce même diocèse, deux prêtres manquent à l’appel, enlevés le 22 février dernier. Le 17 mars, le diocèse d’Auchi a annoncé la mort d’Andrew Peter, jeune séminariste de 21 ans, tué par ses ravisseurs, sans doute des bandits locaux. D’après les statistiques publiées par le Secrétariat catholique du Nigeria avant ces événements, 145 prêtres et séminaristes ont été enlevés dans le pays au cours des dix dernières années, dont 11 ont été tués, avec une brutale et récente accélération. Selon l’organisation de droit pontifical Aide à l’Église en détresse (AED), le nombre de religieux enlevés au Nigeria a été multiplié par trois entre janvier et mars 2025, par rapport à la même période en 2024.
A l’échelle nationale, chrétiens et musulmans constituent une part relativement équilibrée de la population nigériane, chaque religion rassemblant…
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