Au Moyen-Orient, la politique en méandres d’Emmanuel Macron

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ANALYSE – La guerre entre Israël et l’Iran a fourni le prétexte pour annuler la conférence de New York, qui s’était vidée de sa substance. Mais les ambivalences du président français jettent toujours le trouble.

Pour la France, cela devait être l’un des grands moments diplomatiques de l’année. Mais la conférence annoncée ce mardi à New York autour de la reconnaissance d’un État palestinien, à l’initiative de la France et de l’Arabie saoudite, a été la première victime collatérale de la guerre. Officiellement, pour des raisons logistiques. Mais l’initiative, à l’épreuve de la réalité, avait perdu progressivement de sa substance. Pourtant, sa mise entre parenthèses risque de ne pas être suffisante pour réconcilier la France et Israël, alors qu’Emmanuel Macron, depuis le début des frappes de Tsahal en Iran, continue à brouiller le message avec sa politique du « en même temps ».

Reconnaître l’État palestinien. Pour Emmanuel Macron, c’était à la fois « un devoir moral et une exigence politique ». Assortis, bien sûr, de conditions : une reconnaissance mutuelle, la libération des otages israéliens, la démilitarisation du Hamas, la réforme de l’Autorité palestinienne… Tout un programme. Parallèlement…

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