Au Liban, le Hezbollah frappé de plein fouet par la chute d’el-Assad

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Le pays est partagé entre le soulagement de voir la fin d’un régime oppressif et l’inquiétude d’une nouvelle déstabilisation.

Si la chute de Bachar el-Assad est un séisme à l’échelle du Moyen-Orient, le Liban est certainement le pays où ses répliques seront les plus fortes, tant le destin des deux voisins est lié depuis des décennies. Dès l’accession à l’indépendance des deux pays au milieu du XXe siècle, avant même l’arrivée au pouvoir de son père, Hafez el-Assad, leurs liens ont été tendus, rappelle Joseph Bahout, directeur du centre IFI à l’Université américaine de Beyrouth. « Le régime syrien a joué un rôle central et souvent oppressif au Liban, surtout depuis la guerre civile de 1975, où il a tour à tour été allié, ennemi ou rival des diverses factions libanaises. Ces décennies de méfiance et d’interventions ont accumulé des rancœurs dans toutes les communautés libanaises. » La clôture de ce long cycle historique ouvre cependant un champ d’inconnues, avec une constante géopolitique exprimée sous forme de dicton : « Si on éternue à Damas, le Liban s’enrhume. »

« En théorie…

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