Les violences associées au transport de produits stupéfiants explosent dans cet écosystème également miné par l’orpaillage.
Les chiffres font froid dans le dos. Originaires des prisons de Rio de Janeiro et de São Paulo, des groupes de narcotrafiquants sont désormais implantés dans un tiers des municipalités de l’Amazonie brésilienne, selon une étude publiée en décembre 2024 par le Forum brésilien de sécurité publique (FBSP). L’ONG pointe l’explosion de la violence dans cette région considérée comme le « poumon du monde », avec 32,3 homicides pour 100.000 habitants.
Il s’agit d’un record, qui surpasse de 41,5 % la moyenne nationale. Ces organisations criminelles ont fait de la déforestation, de l’orpaillage ainsi que d’autres crimes environnementaux leur fonds de commerce, accélérant ainsi la destruction de cette forêt tropicale essentielle dans la lutte contre le changement climatique.
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