En France et en Europe, les hauts gradés réfléchissent aux scénarios, hybrides ou non, d’attaque à moyen terme de la Russie contre un État européen.
Les militaires européens réfléchissent à la suite : la confrontation de long terme entre la Russie et l’Occident. Les objectifs du Kremlin ne se limitent pas à l’Ukraine, disent-ils. « Il y a 100 % de chances pour que Vladimir Poutine essaie de tester » un pays européen, là « où il sentira une faiblesse », confie un très haut gradé de l’armée française. « Il faut que nous nous demandions ce qu’il aurait fallu faire avant 2022 pour que Vladimir Poutine n’envahisse pas l’Ukraine », ajoute-t-il. Il répond par la dialectique classique : se préparer, se tenir prêt au pire, être suffisamment crédible pour décourager l’adversaire de passer à l’acte.
Mais il faut aussi réfléchir à la forme que prendrait une confrontation : si une guerre généralisée paraît peu probable, tant elle ferait courir le risque d’une montée aux extrêmes entre puissances nucléaires, la Russie pourrait être tentée par une incursion limitée dans le territoire d’un État européen, par une opération sur…
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