Après la chute d’el-Assad, la parole se libère sur les attaques chimiques : le récit de l’envoyé spécial du Figaro en Syrie

Date:

REPORTAGE – À compter de 2013, c’est par l’utilisation de gaz toxiques, notamment de sarin, que l’armée du dictateur syrien est venue à bout de la rébellion dans les alentours de Damas.

Assis dans un salon aux murs de béton nus où pénètre le froid mordant de l’hiver syrien, Hassan Diab fouille dans sa mémoire d’enfant. « Les gens criaient de partout : “attaque chimique , attaque chimique”. On n’a pas compris tout de suite, car il y avait beaucoup de bombardements », murmure Hassan. 

À ses côtés, la présence apaisante de sa mère, Rawaa, l’encourage à parler. « Rapidement, j’ai commencé à ne plus pouvoir respirer, nous sommes montés pour chercher de l’air, mais il n’y en avait pas. En courant vers l’entrée du tunnel, ma vue s’est troublée, puis tout est devenu flou. » « Je sentais toutes mes forces me quitter, car je le voyais mourir sous mes yeux », ajoute tristement Rawaa, rattrapée par un flot de souvenirs douloureux. Après des années de silence, le frêle adolescent de 17 ans semble étonné de pouvoir parler aussi librement.

Mère et fils font partie des survivants de l’attaque chimique du 7 avril 2018 sur la ville de Douma. Ce…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related

Italie–Israël : le choix de Rome, le silence de Paris

La décision de Giorgia Meloni de suspendre le renouvellement...