REPORTAGE – Une partie des près de 4 millions de Syriens exilés en Turquie ont commencé à rentrer au pays depuis la chute du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre.
La fin de l’attente est là-bas, au bout de ce virage entre deux collines de pierres. Les yeux rivés sur cet horizon, Hassan Abdoulatif attend une preuve concrète de la chute de Bachar el-Assad. Le dictateur déchu s’est enfui en Russie le 8 décembre et le drapeau syrien est désormais celui de la révolution. Mais, aux yeux du jeune homme originaire de Homs, tout cela n’aura véritablement de sens que quand sa mère, réfugiée en Turquie, sera rentrée au pays. « Elle s’est fatiguée pour nous envoyer de quoi vivre, raconte-t-il. Il est temps qu’elle profite de sa famille, maintenant. »
Une fin de règne dans un pays autoritaire peut se mesurer au nombre de bus d’exilés qui en traverse les frontières. Au poste de Bab al-Hawa, dans le nord-ouest de la Syrie, un klaxon retentit toutes les vingt minutes. C’est le signal annonçant qu’un groupe de réfugiés, ou plutôt de Syriens fraîchement délestés de cette dénomination qui leur collait à la peau depuis treize années…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
