RÉCIT – En raison de l’instabilité dans le pays, la diaspora syrienne en Turquie hésite pourtant à rentrer trop vite au pays.
Ankara
Bachar el-Assad avait à peine fui la Syrie que les officiels turcs appelaient déjà les réfugiés à « retourner chez eux », notamment à Alep, d’où sont originaires plus de 40 % des trois millions de Syriens installés dans le pays. « À mesure que la Syrie gagnera en stabilité, le nombre de retours volontaires, sécurisés et réguliers augmentera également », a espéré lundi le président turc Erdogan. « Je crois que l’attente des Syriens, depuis treize ans, de retrouver leur patrie va prendre fin. Nous commençons déjà à en voir les premiers signes. »
Pour Recep Tayyip Erdogan, le départ des réfugiés est un enjeu de politique intérieure. Le chef de l’État estime que la présence des Syriens, très impopulaire chez les Turcs de tous bords politiques, lui a coûté des voix aux dernières élections. Depuis 2023, des ONG comme Human Rights Watch dénonçaient une forte hausse des expulsions forcées, malgré les démentis des autorités turques…
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