DÉCRYPTAGE – Varsovie tente aujourd’hui de convaincre les États-Unis d’installer des têtes nucléaires sur son sol.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie aurait-elle eu lieu si Kiev n’avait pas renoncé à son arsenal nucléaire en 1994 ? La réponse tend sans doute vers la négative. C’est cette analyse qui incite aujourd’hui les dirigeants polonais à s’engager de plus en plus ouvertement dans le débat de la dissuasion. Avec une réussite contrastée.
Le 13 mars dernier, le président polonais, Andrzej Duda, a exhorté les États-Unis de déployer des têtes nucléaires en Pologne, au détour d’un entretien accordé au Financial Times. « Les frontières de l’Otan ont été déplacées vers l’est en 1999, donc vingt-six ans plus tard, il devrait y avoir un transfert de son infrastructure vers l’est », a proposé le chef d’État. Depuis 2022, son objectif est de faire entrer la Pologne dans le cercle fermé du partage nucléaire de l’Alliance atlantique, au même titre que la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie. La situation serait « plus sûre si ces armes étaient déjà ici. (…) La Russie n’a pas…
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