ENTRETIEN – L’accord négocié entre les États-Unis et l’Ukraine devraient donner aux entreprises américaines un net avantage sur le marché des concessions minières, alors que ces ressources sont essentielles pour la transition bas carbone, au cœur de la compétition mondiale, rappelle Emmanuel Hache.
Emmanuel Hache est adjoint scientifique à IFP Énergies nouvelles et directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste des métaux dans la transition énergétique.
LE FIGARO. – Que sait-on de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Ukraine ce jeudi ? Que vous inspire-t-il ?
EMMANUEL HACHE. – Il faut regarder cet accord à l’aune de celui que l’on nous a présenté il y a quelques semaines. Le premier accord donnait l’impression que Washington utilisait l’Ukraine comme terre de sacrifice pour rembourser l’aide américaine. Celui-ci est beaucoup plus équilibré, à plusieurs niveaux. D’abord sur la propriété des ressources. L’Ukraine va conserver les propriétés de son sous-sol, les infrastructures, et le fruit de tous les projets miniers déjà engagés. Autrement dit, tout ce qu’elle produit déjà actuellement en pétrole, gaz, titane, reste à elle. Cela lève une partie des incertitudes par rapport à ce qui avait été envisagé au départ.
Ensuite, une structure d’investissement bilatérale va être créée…
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