REPORTAGE – Mercredi, des organisations politiques algériennes opposées à la politique du président Tebboune ont commémoré le cessez-le-feu du 19 mars 1962. L’occasion de pointer le pouvoir autoritaire d’Alger et sa relation chaotique avec la France.
«Si on écoute l’Algérie, tous les maux sont à cause de la France. Pardon, mais nos problèmes de démocratie ne sont pas dus à la France». Rassemblés à quelques centaines de mètres du consulat algérien, place de la Nation à Paris ce mercredi, des membres de la diaspora algérienne veulent faire entendre leur voix. Ni pro-Paris ni pro-Alger, cette trentaine de militants, anciens journalistes ou hommes d’affaires, pour la plupart réfugiés de longue date en France, sont réunis à l’occasion de l’anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962, au lendemain des accords d’Évian. «Cette date est importante pour nous, c’est celle de l’indépendance. Mais cette année, évidemment, le contexte entre la France et l’Algérie lui donne un autre ton», glisse une membre du bureau de l’organisation «Pour une alternative démocratique en Algérie», l’un des organes politiques à l’initiative du rassemblement.
Car les tensions bilatérales sont à leur paroxysme autour de la question des ressortissants algériens sous…
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