À Mayotte, une urbanisation anarchique et vulnérable aggravée par la pression migratoire

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DÉCRYPTAGE – La présence de nombreux bidonvilles, où s’entassaient, en grande majorité, des migrants illégaux, peut expliquer les effets dévastateurs du cyclone Chido dans certains quartiers.

Des plaques de tôles, des poutres, des gravats et des habitants qui observent impuissants ce champ de ruine. Sous la violence des rafales de vent atteignant 220km/h, certains quartiers de Mayotte ont été rayés de la carte. Ce sont les bidonvilles, soit 40% des logements de Mayotte, qui ont subi les destructions les plus massives. On estime qu’environ 100.000 personnes vivaient dans ces habitats précaires, majoritairement des immigrés illégaux comoriens. Depuis son rattachement à la France, le 101e département français n’a jamais réussi à résoudre le problème du logement, qui s’est aggravé avec la pression migratoire.

Quand Mayotte a décidé, en 1976, de se maintenir dans le giron français, l’État a désigné la question de l’habitat comme une priorité. La quasi-entièreté des logements était alors faite de terre, de feuilles de cocotiers et de bois, des matériaux très sensibles aux pluies des moussons et aux cyclones. La société immobilière de Mayotte (SIM), un bailleur social…

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