REPORTAGE – L’armée de Kiev a déjà perdu plus de 40% des territoires russes conquis de façon fulgurante au mois d’août dernier.
Le transfert s’est fait à la frontière entre la Russie et l’Ukraine. La manœuvre est rapide, les trois blessés sont évacués du champ de bataille. Les trois soldats sont extraits d’un « Bradley », lourd véhicule blindé de fabrication américaine, pour être transportés dans une ambulance. Le véhicule file sur les routes glacées à travers la campagne obscure pour rejoindre le point de stabilisation, situé à quelques kilomètres de là, où les trois soldats recevront les premiers soins. Dans la cour d’une maison en apparence banale, les infirmiers accueillent les trois blessés. À la lumière rouge des lampes frontales, ils font descendre les soldats de l’ambulance couverte de boue. Dans la nuit précoce du mois de décembre, on ne distingue guère les visages couverts de terre des blessés, mais leurs yeux exorbités et ahuris brillent dans la pénombre. « On s’est fait taper par l’artillerie, tout a pété ! », tente d’expliquer l’un d’eux, le souffle court.
Dans l’entrée…
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