Des chevaux, une vache et des corbeaux ont fait l’actualité cette semaine en raison de leur intelligence et de leurs capacités cognitives.
Nos amis les bêtes n’ont jamais aussi mal porté leur surnom. La preuve en trois informations publiées cette semaine et qui révèlent, ou rappellent, les facultés cognitives parfois étonnantes du monde animal.
Les chevaux, la sueur et la peur
Les chevaux sentent la peur, au sens propre, si on peut dire : notre transpiration dégage une odeur différente selon que l’on a peur ou que l’on est joyeux, et les équidés sont capables de la ressentir, selon une étude scientifique française publiée ce 14 janvier. Les chercheurs ont soumis aux naseaux de chevaux des tampons imbibés de sueur humaine récupérés après le visionnage d’un film d’horreur. Les chevaux ont détecté l’odeur de la peur, en témoigne alors leur comportement : plus nerveux, le cœur qui bat plus fort… Une contagion émotionnelle, une communication chimique qui restent encore à expliquer.
La vache et le bâton
On reste à la ferme et c’est un grand meuh, ou un grand oui, pour Veronika, une brune autrichienne, la vache la plus célèbre au monde depuis la publication cette semaine d’une étude scientifique dont elle est l’héroïne. Veronika est le premier bovin à utiliser un outil. En l’occurrence, un bâton, pour se gratter le dos. La scientifique autrichienne venue observer le phénomène lui a alors donné un balai, et là, nouvelle surprise, Veronika a utilisé la brosse pour se gratter le dos, et le manche, au bout arrondi, pour se gratter le ventre. Un même outil pour deux fonctions : seuls les singes et les humains en sont capables. Dans un regard bovin, quoiqu’en disent les mauvaises langues, il y a de l’intelligence.
Veronika rejoint ainsi le club VIP des animaux capables d’utiliser des outils – une centaine d’espèces ont ainsi été observées. Comme les chimpanzés, qui peuvent utiliser une quarantaine d’outils, par exemple une pierre pour casser des noix. Les corbeaux, eux, posent des noix sur la route et attendent que les roues des voitures viennent les briser.
Les corbeaux anti-Trump
Les corvidés sont sans doute les animaux les plus intelligents après les singes et, aux États-Unis, un militant anti-Trump fait le buzz sur les réseaux sociaux en dressant des corbeaux à attaquer les fameuses casquettes rouges MAGA portées par les partisans de Donald Trump. Plusieurs mois d’entraînement ont été nécessaires pour que les corbeaux détectent les casquettes rouges et les enlèvent d’un coup de bec pour aller déguster la nourriture cachée dessous. Les corbeaux ne font pas de politique, c’est juste l’appel du ventre. Mais voilà qui promet un drôle de remake du film d’Alfred Hitchcock, The Birds (Les Oiseaux), lors d’un prochain meeting de Donald Trump.
La question de la semaine
«Pourquoi des oiseaux attaquent des humains dans le film d’Hitchcock?»
Pour entretenir le malaise tout au long du film, Alfred Hitchcock ne donne aucune explication pour expliquer le comportement de ces corneilles, mais aussi de ces mouettes et même de ces moineaux qui se mettent à attaquer des humains. On sait seulement que le cinéaste s’était inspiré d’un événement réel, une pluie d’oiseaux marins sur la côte ouest des États-Unis, que la science n’a éclairci que 50 ans plus tard. Tout au bout de la chaîne alimentaire, ces oiseaux avaient mangé des poissons contaminés par une toxine contenue dans une micro-algue. Empoisonnés, à l’agonie et désorientés, les oiseaux s’étaient abattus sur la côte. Mais sans attaquer personne. En général, ce sont les humains qui s’en prennent aux oiseaux.
À écouter dans Autour de la questionSommes-nous trop bêtes pour comprendre l’intelligence des animaux?
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