DÉCRYPTAGE – Si les autorités ont accentué leurs efforts depuis 2017, la Cour des comptes regrette dans son rapport que les régimes soient toujours incapables d’estimer le montant de la fraude et appelle à sanctionner plus fermement les abus.
Peut mieux faire. C’est l’appréciation que la Cour des comptes donne à la lutte contre les fraudes sur les retraites versées à l’étranger. Dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, l’institution de la rue de Cambon note bien des «progrès» depuis 2017, année où elle avait tiré la sonnette d’alarme à propos de ce risque largement sous-estimé. Le gouvernement avait alors cherché à s’attaquer frontalement au problème. Il y a tout juste deux ans, en mai 2023, Gabriel Attal – alors ministre des Comptes publics – annonçait un vaste plan de lutte contre la fraude sociale qui prévoyait, entre autres, de mieux contrôler les retraites versées à l’étranger. Mais les moyens mis en œuvre doivent encore être développés et améliorés pour «mieux prévenir, déceler et réprimer les fraudes», jugent les Sages.
Il faut dire que l’enjeu est de taille. Environ 1,1 million de pensionnés perçoivent des retraites hors de France via le régime général, et 900.000 via le régime complémentaire des salariés (Agirc-Arrco)…
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