Tunnel du Mont-Blanc : la France et l'Italie discutent d’un deuxième tube

Date:

Les ministres français et italien des Affaires étrangères ont annoncé le lancement d’un «comité technique» pour examiner la proposition italienne de creuser un deuxième tube au tunnel du Mont-Blanc, parallèle au tunnel existant.

Les ministres français et italien des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot et Antonio Tajani, réunis vendredi à Nice, ont confirmé l’objectif d’ouvrir en juin le tunnel de Tende et le deuxième tube de celui du Fréjus, et lancé l’idée d’un nouveau tube aussi pour le Mont-Blanc. Accompagnés du ministre français des Transports Philippe Tabarot, les ministres ont clôturé la deuxième réunion du comité de coopération frontalière, prévu dans le cadre du traité du Quirinal signé en 2021 entre la France et l’Italie.

Toute la journée, des représentants de dizaines de collectivités des deux côtés de la frontière ont discuté des moyens de fluidifier la coopération et d’améliorer le quotidien en matière d’accès à la santé, d’éducation avec un projet d’école italienne à Menton, ou encore de gestion de l’eau, comme celle de la vallée frontalière de la Roya. Mais la question des transports reste primordiale et les ministres ont confirmé l’objectif d’inaugurer en juin le tunnel de Tende, très attendu dans la vallée de la Roya comme dans la province italienne de Coni, et le deuxième tube qui devrait sécuriser et fluidifier le trafic du tunnel du Fréjus, axe majeur de transport au niveau européen. Ils ont aussi annoncé le lancement d’un «comité technique» qui rassemblera des ingénieurs français, italiens et probablement aussi suisses pour examiner la proposition italienne de creuser un deuxième tube au tunnel du Mont-Blanc, parallèle au tunnel existant: faisabilité pratique, coût, impact environnemental…

Quelle politique migratoire ?

Sur la question migratoire, les ministres ont rappelé leur volonté d’une politique européenne concertée pour contrôler les frontières tout en renforçant la coopération avec les pays d’origine. «Lorsque nous aidons les populations civiles en souffrance au Proche-Orient ou en Afrique, nous contribuons à ramener de la stabilité dans des régions du monde qui peuvent devenir pour les Européens une source d’instabilité», a déclaré Jean-Noël Barrot alors que Donald Trump veut démanteler l’agence américaine pour le développement international. «L’aide au développement n’est pas qu’une question morale. C’est aussi une manière de défendre très concrètement les intérêts des Français», a-t-il fait valoir.

En 2024, la pression s’est atténuée à la frontière franco-italienne, en grande partie du fait de la baisse de 60% des arrivées sur les côtes italiennes en 2024 par rapport à 2023. Mais les contrôles restent renforcés. Jeudi soir, une centaine de militants français et italiens se sont réunis à Menton pour rendre hommage aux migrants morts ces dix dernières années en tentant de passer en France. Le dernier en date, un Erythréen de 26 ans, a été retrouvé le 12 janvier dans les rochers devant le poste-frontière.



data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related

Tennis: Carlos Alcaraz, double tenant du titre, déclare forfait pour Roland-Garros 2026

Gros coup dur pour l'édition 2026 des Internationaux de...