TotalEnergies renforce sa lutte contre les émissions de méthane

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Le groupe français lance un investissement majeur en Irak, pour limiter les rejets d’un gaz responsable d’environ 30% du réchauffement de la planète.

Hasard du calendrier. Alors que les actions des pétroliers remontent avec les cours du brut, TotalEnergies (qui a gagné jusqu’à 1,80% en séance vendredi à la Bourse de Paris, à 56,30 euros) annonce un investissement «bon pour la planète». En début d’après-midi, la compagnie fait part du lancement des travaux de construction de sa première unité de traitement de gaz, ArtawiGas25, en Irak, dans la région de Bassorah. Cet investissement de 250 millions de dollars environ, porté par TotalEnergies, qui en est l’opérateur avec 45% des parts, et ses partenaires Basra Oil Company (30%) et QatarEnergy (25%), permettra de traiter 50 millions de pieds cubes par jour (Mpc/j environ 1,4 million de m3) de gaz.

Jusqu’à présent, ce gaz est torché, c’est-à-dire brûlé sur place. L’usine permettra de le traiter et il alimentera des centrales électriques locales, couvrant la consommation d’environ 200.000 foyers de la région de Bassorah. «Nous avons décidé de lancer la construction d’une première unité de traitement de gaz pour commencer à réduire le torchage de gaz dès fin 2025», explique Julien Pouget, directeur Moyen-Orient exploration, production de TotalEnergies. Cette unité s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet appelé GGIP représentant un investissement total d’environ 10 milliards de dollars. Il comprend notamment une unité de traitement de gaz de 300 Mpc/j, qui permettra de récupérer le gaz torché sur trois champs pétroliers pour alimenter des centrales électriques. Cette plus grande unité devrait entrer en production en 2027 et fournir suffisamment de gaz pour produire de l’électricité pour 1,5 million de foyers. Au total, l’émission de 120 millions de tonnes de CO2 devrait être évitée en vingt-cinq ans. L’Irak vise à éliminer le torchage de routine d’ici à 2030, alors que le projet porté par TotalEnergies concerne 30% des émissions de méthane du pays.

Le projet GGIP comprend la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 1 gigawatt dans la région de Bassora, la plus grande d’Irak. Son démarrage, prévu fin 2025, augmentera la capacité de génération d’électricité de la région de Bassora et «répondra aux besoins d’une population régulièrement soumise à des coupures de courant», explique le groupe français. En outre, une unité de traitement d’eau de mer d’une capacité de 5 millions de barils par jour va être construite. L’eau ainsi traitée, mais non pas purifiée, remplacera l’eau douce actuellement prélevée dans les cours d’eau (le Tigre et l’Euphrate) et les aquifères. Elle est utilisée pour maintenir la pression des champs pétroliers du sud de l’Irak. Remplacer cette eau par de l’eau de mer traitée permettra de réduire le stress hydrique dans la région. Ce projet devrait démarrer fin 2027.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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