Le groupe français, qui conteste la cession du réseau fixe de Telecom Italia au fonds d’investissement américain KKR, est engagé dans une bataille judiciaire avec l’opérateur italien.
Le groupe français Vivendi, principal actionnaire de l’opérateur italien Telecom Italia (TIM) avec une participation de 23,75% mi-février, a annoncé dans un communiqué avoir cédé 5,38% de ses actions «à la clôture du marché» vendredi. Vivendi, engagé dans une bataille judiciaire avec TIM et qui a «indiqué à plusieurs reprises son intention de céder sa participation dans de bonnes conditions financières», «détient 18,37% des actions ordinaires et des droits de vote de TIM et 13,19% de son capital», est-il précisé dans le communiqué du groupe.
Les deux entités s’opposent sur la vente du réseau fixe de Telecom Italia au fonds d’investissement américain KKR pour un montant pouvant atteindre 22 milliards d’euros, finalisée en juillet 2024. Le géant français des médias a perdu en janvier la première manche de sa bataille judiciaire contre cette cession réalisée sans son aval et a aussitôt annoncé sa décision de faire appel.
Une alternative «italienne» aux investisseurs étrangers
Sur les rangs pour racheter les parts de Vivendi, qui ne siège plus au conseil d’administration de TIM depuis janvier 2023, figurait le fonds d’investissement britannique CVC Capital Partners, selon une source financière. L’annonce de Vivendi intervient dans un contexte d’incertitude autour d’une possible consolidation du marché italien des télécoms.
Propriété du milliardaire français Xavier Niel, le groupe de télécommunications Iliad étudie une fusion de sa filiale italienne avec Telecom Italia et a en informé le gouvernement Meloni. Cependant, le groupe de services postaux Poste Italiane, contrôlé à 64% par l’État italien, s’est invité au capital de Telecom Italia en reprenant mi-février la part de 9,8% détenue par la Caisse des dépôts italienne (CDP).
Si cette prise de participation a été vue comme une initiative du gouvernement pour offrir une alternative «italienne» aux investisseurs étrangers, le directeur général de Poste Italiane s’est déclaré ouvert aux alliances. Le groupe postal «soutient le processus de consolidation qui a déjà commencé, nous ne sommes donc pas là pour l’arrêter», a assuré Matteo Del Fante fin février.
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