Sophie Binet annonce que la CGT quitte les concertations du conclave sur les retraites

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C’est un nouveau revers pour François Bayrou, après le départ de FO le 27 février dernier. Le premier ministre a signifié cette semaine son refus de revenir sur l’âge de départ à la retraite.

«La CGT a décidé ce soir de quitter ces concertations». C’est ce qu’a annoncé ce mercredi soir la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, après le refus de François Bayrou de revenir à un âge de départ à 62 ans. Le syndicat rejoint ainsi Force ouvrière, qui avait quitté le «conclave» sur les retraites dès le 27 février dernier, marquant un nouveau revers pour le premier ministre.

Mardi, le chef du gouvernement avait confirmé à l’Assemblée nationale qu’il ne jugeait «pas possible» d’abroger la mesure phare de la réforme des retraites de 2023, qui décale progressivement l’âge de départ à 64 ans. La CGT avait estimé que «ce durcissement des positions, sur injonction du Medef, est inacceptable et verrouille le cadre des concertations», et décidé de boycotter les discussions sur les retraites des fonctionnaires mercredi, comme FO et Solidaires.

«Le Premier ministre et le patronat ont malheureusement définitivement enterré ce conclave. Et c’est très grave parce que le Premier ministre s’était engagé à ce que ces discussions soient “sans totem, ni tabou”», a justifié la patronne de la CGT, après le vote de ses instances. Par conséquent, «la CGT a décidé ce soir de quitter ces concertations et d’appeler les salariés à se mobiliser» en rejoignant notamment les cortèges de retraités prévus jeudi.

Des positions diamétralement opposées

Jeudi, seules trois organisations syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et deux organisations patronales (Medef et CPME) se retrouveront ainsi à la table des discussions à partir de 14H00 pour parler d’«usure professionnelle et pénibilité». Mais «avec les (derniers) rebondissements, j’ai bien peur qu’il y ait du changement», a déclaré à l’AFP Pascale Coton, négociatrice pour la CFTC.

Sur des positions diamétralement opposées à celles des syndicats, la plus petite des trois organisations patronales, l’U2P (artisans, commerçants et professions libérales) a aussi quitté les négociations mardi. Cette organisation estime que l’équilibre du régime des retraites «imposera de repousser l’âge légal de départ au-delà de 64 ans», sauf pour les métiers difficiles.

Le Medef, première organisation patronale, a dit mercredi par la voix de son président Patrick Martin vouloir «laisser sa chance» à la discussion estimant toutefois que «tous les partenaires sociaux, les politiques a fortiori, doivent prendre en compte cette situation des finances publiques qui devient critique».

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 50% des personnes sondées souhaitent que, dans les prochaines semaines, une motion de censure soit adoptée contre le gouvernement de François Bayrou sur le sujet des retraites. Et ils sont 56% des Français à souhaiter revenir à 62 ans, contre 62% en janvier.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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