CRITIQUE – Pour la géographe, la reconquête industrielle doit s’appuyer sur un projet de société qui prend en compte les limites planétaires.
Alors que l’actualité politique a renvoyé la loi industrie verte de 2023 au rang des souvenirs d’antan, cet ouvrage de la chercheuse Anaïs Voy-Gillis réveillera les nostalgiques des débats sur la décarbonation des sites de production. Dans Pour une révolution industrielle (Presses de la cité, 2025), l’essayiste, docteur en géographie, pose un regard original sur la volonté de renaissance industrielle qui anime le pays depuis la crise sanitaire.
Pour l’auteur, ce désir de réindustrialisation dépasse largement les questions techniques de montages fiscaux ou de choix technologiques, il doit s’ancrer dans un véritable projet politique, un imaginaire partagé. « La pérennité de la renaissance de l’industrie française dépend de notre capacité à en faire un enjeu de la démocratie et à définir collectivement ce que nous mettons derrière les mots », affirme-t-elle d’emblée.
La désindustrialisation, l’ennemi commun
Le terme « industrie » a varié de sens au fil de l’histoire et recouvre toujours d’innombrables réalités. Au XVIe siècle…
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