RÉCIT – Les propriétaires respectifs de ces deux quotidiens, Jeff Bezos et Patrick Soon-Shiong, multiplient les marques d’allégeance envers la nouvelle Administration. Les démissions au sein des rédactions se multiplient.
« Je ne pourrais pas être plus triste et dégoûté. » Le 27 février, dans les colonnes du Guardian, Martin Baron fulmine. L’ancien rédacteur en chef du Washington Post est consterné par la décision prise par Jeff Bezos, propriétaire du titre depuis 2013 : restreindre les points de vue autorisés dans la rubrique opinion, les pages les plus lues et les plus renommées du quotidien. « Ce que fait Jeff Bezos va à l’encontre de ce qu’il a pratiqué pendant des années au Post. Désormais, ses pages ne seront ouvertes qu’à une partie de l’Amérique, à celle qui pense exactement comme lui », grince-t-il.
Depuis, les tribunes et les éditoriaux du quotidien sont recentrés autour de la défense des « libertés personnelles » et du « libre marché ». Rien d’étonnant au pays du dollar, arguera-t-on. Le Wall Street Journal, détenu par le conservateur Rupert Murdoch, tient une ligne similaire depuis sa création. Sauf qu’en pleine tempête Trump, et, qui plus est, dans un titre qui se voit…
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