Ouverture à la concurrence : la RATP remporte 92 lignes de bus mais en perd 29

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Dans la troisième phase du processus lancé par Île-de-France Mobilités, l’opérateur historique reste majoritaire sur le réseau de Paris et de la petite couronne. Keolis s’impose toutefois sur 29 lignes de bus et une ligne de tramway.

La RATP devrait garder l’exploitation de trois quarts des lignes de bus ouvertes à la concurrence dans la troisième vague d’attribution lancée par l’autorité des transports franciliens, Île-de-France Mobilités (IDFM), a-t-elle annoncé mardi. Son concurrent Keolis est de son côté pressenti pour remporter l’exploitation de 29 lignes de bus et une ligne de tramway sur l’ancien monopole historique de la RATP (Paris et petite couronne).

Depuis le début du processus d’ouverture à la concurrence, la RATP a raflé environ deux tiers des lignes mises en jeu. L’attribution de ces délégations de service public est soumise à validation du conseil d’administration d’IDFM, qui doit se tenir début juillet. Lors de la deuxième vague, la RATP avait perdu 37 lignes sur 56 au profit de Transdev et de l’opérateur milanais ATM. Cette fois-ci, l’opérateur historique s’en tire beaucoup mieux, parvenant notamment à mettre la main sur le deuxième plus gros lot (sur les 12 ouverts à la concurrence), celui des bus de La Défense et de Saint-Cloud. Il représente 38 lignes de bus, environ 2200 agents (dont une centaine de Transdev récupérés par la RATP) et près de 220 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Le lot récupéré par Keolis est lui aussi important puisqu’il dessert les communes d’Ivry-sur-Seine, de Vitry-sur-Seine, d’Orly et les arrondissements du sud de Paris, soit 28 lignes de bus plus le futur TZen5 (un bus à haut niveau de service entre Paris et Choisy-le-Roi) et le tramway T9. Cela représente 1700 agents de la RATP qui seront transférés vers la filiale de la SNCF. L’ensemble du lot pèse pour 190 millions d’euros annuel, selon une source proche du dossier. Les deux autres lots attribués à Cap Île-de-France (la filiale de la RATP dédiée à l’exploitation des bus soumis à la concurrence) représentent chacun autour de 160 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.

L’ouverture à la concurrence des bus de Paris et sa petite couronne est un processus qui concerne environ 19.000 salariés, dont 15.000 conducteurs de bus travaillant pour l’établissement public RATP. Ces derniers vont tous être transférés vers un concurrent de la RATP ou vers sa filiale Cap Île-de-France, avec à la clef une probable modification de l’organisation du temps de travail. Pour les voyageurs en revanche, rien ne devrait changer puisque les lignes restent les mêmes, tout comme les tarifs et les cartes d’abonnement, gérés par IDFM.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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